La transparence et l’argent

L’opacité des opérations financières nuit gravement à l’humanité. L’argent vit et croit de son propre mouvement qui s’accélère grâce à la révolution numérique. Dématérialisé en une suite de 1 et de 0, il voyage à la vitesse de la lumière autour de la planète dans un mouvement de ballet bien organisé. Difficile de suivre sa forme changeante qui dessine des motifs qui se réinventent. Dans cette pulsation organique, nous voyons certaines taches qui grossissent démesurément au détriment de ce qui les entoure. L’accumulation et la densité de l’argent est facile à observer au niveau de la planète. Comme des trous noirs affamés et insatiables, la concentration des ressources financières produit toujours plus de riches et surtout plus de pauvres dans le monde. En quoi ce constat alarmant nous dérange-t-il ? En quoi cela peut-il nous impacter dans une société de consommation tournée vers d’opulence ?

Vous n’aimez sans doute pas que votre salaire soit connu de tous ? Les entreprises pour des raisons de concurrence n’aiment pas que les marges soient clairement affichées. Pourquoi cela nous dérange-t-il autant ? Qu’avons-nous à cacher qui soit si important ? Peut-être des comptes à l’étranger qui servent à l’évasion fiscale ? Peut-être des biens immobiliers qui ne sont pas déclarés ? Est-ce notre cupidité que nous ne voulons pas voir ou notre désir d’avoir toujours plus ? L’argent n’est pas mauvais en soi, ce sont les choix qui conduisent à leur utilisation qui peuvent être discutables.

L’opacité vous nuit directement, contrairement à ce que vous pensez, en créant un esprit de dissimulation et de crainte. Elle entretient une attitude de compétition en nourrissant l’idée incorrecte qu’il pourrait y avoir un manque. Ce que les autres ont, je ne l’aurais pas et donc je dois me battre pour acquérir et conserver l’argent. Le plus fort, le plus intelligent ou simplement le plus malin est celui qui se servira la plus grosse tranche en faisant comprendre à tous les autres que c’est une récompense méritée.

Qu’est-ce qui peut motiver le Président d’une Fondation à donner CHF 6’000.- par année de sa propre fortune sans aucune contrepartie ? L’optimisation fiscale qui peut se monter dans le meilleur de cas à CHF 600.- ? Nous ne sommes pas en train de parler de Bill Gates qui ne sait que faire de ses millions, mais d’un contribuable modeste qui a fait le choix de renoncer à ce qui n’est pas du superflu. La célébrité, alors ? Et si la motivation à donner autant d’heures gratuitement prenait sa source dans la volonté de créer un monde un peu meilleur ? : un monde qui soit plus solidaire et qui donne de la place aux personnes âgées ou à tous ceux qui ont besoin d’être accompagnés. Je crois qu’un monde meilleur est possible et je fais le choix d’investir dans le présent pour garantir un futur. Je crois qu’il y a bien assez pour tout le monde pour autant que l’on accepte de partager. La pénurie est un simple mythe.

La Fondation AutonomisHome (FAH) est abritée par la Fondation des Fondateurs qui garde un contrôle sur le fonctionnement de la FAH. Tous les paiements et les versements (dons) associés à la FAH sont soumis à une surveillance – bonne gouvernance du conseil de la Fondation des Fondateurs. Le conseil de FAH ne possède donc rien en propre et ne dispose de vos dons que dans la mesure de pouvoir en justifier une utilisation en accord avec ses missions. Tous les mouvements financiers sont explicites et consultables en toute transparence.

Dans le cadre de son partenariat spécialisé avec la start-up : PersonalCare Systems™ (PCS), la FAH encouragera à plus de transparence dans les opérations commerciales dans l’intérêt de tous. Ce point fait d’ailleurs partie de la charte éthique que PCS s’est imposée à elle-même et qu’elle entend respecter en dépit des règles habituelles de concurrence appliquées dans les entreprises.

Ramiro Conde

Président de la Fondation AutonomisHome